Camille Hilaire commence sa carrière comme en bâtiment dans sa ville natale de Metz, mais son talent le pousse à dessiner pour son propre compte. Découvert par Jean Giono, il intègre l’atelier de peinture de Nicolas Utersteller. Mobiliser à Paris en 1939, il est fait prisonnier mais s’évade en 1941.
Grand voyageur, il tire son inspiration des maîtres anciens dont Dürer qu’il a beaucoup copié durant sa jeunesse. Son œuvre évolue vers un classicisme mesuré au sein lequel la représentation de la femme et du paysage tiennent le haut du pavé. Maître du camaïeu, et notamment dans les nuances de vert, il n’en délaisse pas moins la structure de ses tableaux à travers des grandes lignes qui touchent à l’abstraction.
Outre la peinture de chevalet, il a également laissé des tapisseries originales, ainsi qu’une fresque ornant l’une des salles du collège Georges de la Tour à Metz