SOTO Jesus Rafael

Jesús Rafael Soto est un artiste vénézuélien né en 1923 à Ciudad Bolivar et décédé en 2005. A la fois peintre et sculpteur, il est une des figures majeures des courants du op art et de l’art cinétique. Suite à l’obtention d’une bourse, il étudie à l’école des Beaux-Arts dans la capitale vénézuélienne avant de rentrer dans sa ville natale où il gagne sa vie en peignant des affiches de film. Il est choisi pour diriger l’Ecole d’Arts Plastiques de Maracaibo alors qu’il est âgé d’à peine vingt-quatre ans. Soto part ensuite pour Paris en 1950 où il se rend aux conférences de l’atelier de l’art abstrait. Deux ans plus tard, il rencontre de fameux artistes (Otero, Calder, Léger, Laurens…) avec lesquels il participe au Projet d’Intégration des Arts à l’université centrale du Venezuela, sous la direction de Carlos Villanueva. Dans le même temps, ses œuvres sont exposées à la galerie parisienne Denise René. Tout comme V. Vasarely et J. Le Parc, il se penche sur la perception de l’image et les effets d’optique. Ses recherches aboutissent à la création de « Vibraciones » en 1958, toiles qui, par des lignes savamment agencées, produisent une vibration lorsque le spectateur les regarde tout en se mouvant. Il reçoit plusieurs distinctions lors des Biennales de Sao Paolo et de Venise, respectivement en 1963 et 1964, ainsi que le Grand Prix National de Sculpture en 1995 à Paris. Soto se tourne ensuite vers le tridimensionnel, en créant des sculptures qui évoluent selon la position du visionneur. Il est à l’origine de plusieurs « murales » (peintures murales de grandes dimensions généralement en extérieur), notamment pour le Musée d’art contemporain de Caracas (1974) et le siège de l’Unesco à Paris (1970). Soto est à l’origine du musée d’art moderne éponyme situé à Ciudad Bolivar, rassemblant une grande partie de son œuvre.

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