CAPRON Jean-Pierre

Jean-Pierre CAPRON (Cannes 1921 – 1997) « Peindre l’essentiel tel est l’ambition de Jean-Pierre Capron qui, grâce à son courage et sa lucidité a réussi à atteindre la Poésie et à l’imposer sans jamais user de trucs ou littérature » Philippe Soupault, Connaissance des hommes, Mai 1986 Après avoir étudié l’architecture à Lausanne (Suisse), Capron se reconvertit peintre et intègre l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1945, aux côtés de Bernard Buffet. Exposé pour la première fois au Salon d’Automne en 1949, dès 1950, Capron expose seul à la Galerie Visconti de Maurice Garnier (Paris). En 1961, c’est sur la plateforme américaine qu’il s’impose avec une première exposition à San Francisco à la Pomeroy Gallery ; puis à Chicago (1965), et à la Franck Partridge Gallery, à New-York (1966). Enfin, à partir de 1968, c’est le Japon qui va lui porter l’intérêt qui lui revient de droit, l’invitant à faire des expositions particulières à Galerie Nichido, puis à la Galerie Taménaga à partir de 1970. De nouveau à Chicago, il expose à deux reprises à la Wally Findlay Gallery en 1981 et 1984. Toujours aux Amériques, à Montréal, Capron est exposé à la Galerie Martal. À Paris, Jean-Pierre Capron exposera à la Galerie Guigné (1985) ; en province à la Galerie Hénot d’Enghien-les-Bains (1993) et à la Galerie Hénot de la Rochelle (1996). Récompensé dès 1951 du Prix Conte-Carrière et critique du Salon de la Jeune Peinture de 1951 à 1968, la scène artistique n’aura pas manqué de voir en l’artiste et son travail, son potentiel à laisser une emprunte sur la modernité en peinture. Inclassable dans les grands mouvements artistiques – ni « réalisme expressionniste », ni « surréalisme », ni « réalité poétique » ne conviennent pour définir l’œuvre de Capron – l’artiste peint des paysages fantasmés où la parfaite absence de figure anthropomorphe confère le libre arbitre à son spectateur d’intégrer sa part de créativité en y ajoutant de son propre quotidien. Quelque peu onirique, ou plutôt expression de l’inconscient, les paysages déserts, tantôt angoissants tantôt accueillants de Jean Pierre Capron n’ont rien perdu – presque une décennie après sa mort – de leur part d’énigmatique.

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