DE REGO MONTEIRO Vincente

Peintre brésilien, né en 1899 et décédé en 1970. Vicente Do Rego Monteiro est à la croisée de deux mondes entre inspiration moderne et primitive. Il associe les recherches modernes des courants occidentaux qui lui sont familiers comme le Cubisme qu’il put observer lors de ses nombreux voyages à Paris. On le surnomme d’ailleurs le plus brésilien des peintres français. Il est connu pour son pluralisme artistique entre poésie, photographie et la peinture. C’est un esprit de recherche, de curiosité incessant qui le pousse à expérimenter plusieurs supports. Ses peintures restent pourtant méconnues après une première expérience internationale à Paris entre 1911 et 1914, il s’affirme à Sao Paulo à l’occasion de la « semaine d’art moderne » entre 1920 et 1921. Attaché à ses racines, comme le célèbre peintre mexicain Diego Rivera, il s’exerce tout d’abord dans des thématiques indigènes. On décèle dans ses premières aquarelles un hiératisme graphique qui s’affirme des lors comme sa touche personnelle. Elisabeth Chambon, commissaire d’exposition d’une exposition étant consacré au peintre explique que le travail du peintre revêt une attitude « monumentale » par «  sa figuration dépouillé, dominée par une articulation géométrique et méthodique où l’expression cède à la finalité monumentale de la construction ». Sous l’influence de ses rencontres parisiennes et particulièrement des Cubistes ; dans les années 1920 à 1929, il apporte une importance singulière à la forme par la primauté de la ligne et une bi-dimentionnalité prononcée, le sujet n’est pourtant pas inexistant. Il alterne avec des sujets profanes et religieux, il interprète ses sujets tout en laissant une large place à la forme par des volumes planiformes, une symétrie accentuée qui est accentué par l’abandon des couleurs pastels pour des couleurs plus terreuses tendant même à une monochromie. Cette période fut la plus prolifique pour le peintre qui par la suite devient un intercesseur entre l’Europe et le Brésil puisque en 1930 accompagné de Géo-Charles, il constitue la première exposition internationale d’art contemporain du Brésil avec des artistes comme Braque, Matisse ou encore Survage. Il délaisse par la suite la peinture pour se consacrer à la poésie, ses dernières séries connus sont des « natures mortes » de 1960.

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