GÉROME Jean-Léon

Peintre et sculpteur français, Jean Léon Gérôme nait à Vesoul en 1824. A l’âge de 17 ans, il se rend à Paris et devient l’élève de Paul Delaroche qu’il suit lors d’un voyage en Italie en 1844-1845. Il expose au Salon en 1847 son « Combat de Coqs » qui lui fait remporter la médaille d’or et connaître une renommée dans le milieu artistique. C’est à ce moment, qu’il devient le chef de file d’un nouveau courant : les néogrecs. Puis, il change de style, ce qui ne l’empêche pas de recevoir une deuxième médaille d’or en 1848. Jean Léon Gérôme voyage régulièrement en Turquie, sur les bords du Danube ou encore en Egypte. Il revient toujours en France avec des carnets remplis de dessins qui l’inspirent dans sa création. En 1855, il envoie à l’Exposition universelle, quatre tableaux dont « Le siècle d’Auguste et la naissance de Jésus-Christ » qui sera acquis par l’Etat. En 1857, il expose au Salon sept tableaux au genre plus populaire, ce qui fera encore grandir sa réputation. Peu de temps après, Jean Léon Gérôme se laisse inspirer par le courant orientaliste, et notamment les sujets égyptiens et ottomans, pour la réalisation de plusieurs tableaux comme « La Prière » (1866) et « Le Charmeur de serpent » (1880). Il peint aussi des scènes historiques comme « Louis XIV » (1863) et « L’Eminence grise » (1873) dans lesquelles il privilégie la théâtralisation de l’anecdote et le souci du détail. Jean Léon Gérôme arrive à la sculpture tardivement. Il commence officiellement cette carrière à l’Exposition universelle de 1878 avec une œuvre intitulée « Les Gladiateurs » inspirée de la scène centrale de son tableau « Pollice Verso » (1872). Dès lors, il fera d’incessants allers retours entre son œuvre peinte et son œuvre sculptée, l’une inspirant l’autre et vice versa. Ses sculptures sont aussi caractérisées par la polychromie qu’il obtient en variant les matériaux ou en peignant directement la pierre avec des cires teintées. En 1864, il devient professeur de peinture à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, nouvellement créée. Jean Léon Gérôme connaît le succès de son vivant. Il a même son buste dans la cour de l’Institut de France. Néanmoins, à la fin de sa vie, son hostilité marquée pour les impressionnistes qu’il considérait comme le « déshonneur de l’art français » fait décliner sa popularité en France où il devient le symbole de l’académisme.

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