SCHÖFFER Nicolas

Nicolas Schöffer est un artiste plasticien d’origine hongroise né en 1912 et décédé en 1992. Il est précurseur dans l’art cinétique et dans l’art cybernétique (art interactif). Il effectue un doctorat en droit et étudie aux Beaux-Arts de Budapest. Il s’installe ensuite à Paris, en 1936, où il fréquente l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts et expose au Salon d’Automne (1937) et au Salon des Indépendants (1938). Attiré par les nouvelles technologies, Schöffer réalise des œuvres picturales reposant sur un panel de formes géométriques. Il créé, en 1948, le spatiodynamisme : « l’intégration constructive et dynamique de l’espace dans l’œuvre plastique ». Selon lui, l’artiste doit utiliser les matériaux de son époque, ainsi il utilise la cybernétique qui est « la prise de conscience du processus vital qui maintient en équilibre l’ensemble des phénomènes ». Schöffer contribue de manière importante à l’Histoire de l’Art avec deux œuvres majeures : en 1955, il réalise la première sculpture interactive au monde, haute de 50 mètres et dotée de capteurs elle permet une interaction en temps réel entre l’œuvre et son public. En 1956 il réalise la première sculpture robotisée autonome intitulée CYSP 1. A la fin des années 1950, il intègre à son travaille le concept de lumino-dynamisme, c’est à dire des œuvres produisant des effets lumineux mobiles. Il s’intéresse ensuite à l’architecture et l’urbanisme qui lui permettent de créer « l’œuvre d’art total » : une ville cybernétique. En 1956, il présente un projet pour le quartier de la Défense : la TLC (Tour Lumineuse Cybernétique), le projet ne se réalisant par manque de budget. Il devient membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1982. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans le monde entier, musées et lieux publics.

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