LURCAT Jean

Artiste français, Jean Lurçat est né en 1892 et décédé en 1966. Il est connu pour sa peinture mais également pour ses céramiques et ses tapisseries. Il commence ses études à la faculté des sciences de Nancy, puis rentre dans l'atelier de Victor Prouvé. En 1912, il s'installe à Paris et fréquente l'Académie Colarossi. Il entre ensuite dans l'atelier de Bernard Naudin, graveur. A Paris, il découvre les œuvre de Matisse, Renoir, Cézanne et d'autres artistes avant gardistes. Il fréquente notamment Bourdelle et Elie Faure. Il co-fonde la revue d'art les « Feuilles de Mai ». Il effectue un apprentissage ensuite chez Jean-Paul Lafitte, peintre fresquiste. En 1914, il travaille avec ce dernier sur le chantier de la faculté des sciences de Marseille. Puis il participe à la Première Guerre Mondiale et est évacué en novembre 1914. Malade, il peint et réalise des lithographies à Sens. En 1916, il retourne au front et est blessé. Il est à nouveau évacué et expose à Zurich. Il conçoit des canvas qu'il fait réaliser par sa mère en 1917. Il voyage ensuite en Italie et expose de nouveau à Zurich. En 1920, il voyage en Europe puis s'installe à Paris et expose au Salon des Indépendants des toiles et des tapisseries. L'année suivante, il découvre l'art de Picasso et Max Jacob. Il conçoit les décors et les costumes de la compagnie Pitoëff. Il réalise sa première exposition personnelle à Paris, la même année. Il voyage : se rend en Espagne, en Grèce, en Afrique du Nord et en Asie Mineure. Il expose en signant un contrat d'exclusivité chez le marchand Étienne Bignou. Il expose entre autres avec Raoul Dufy, ainsi qu'à la galerie Jeanne Bucher, à Bruxelles, à Anvers et à Vienne. Il acquiert une renommée internationale grâce à ses paysages et ses portraits. Il voyage en Orient, en Grèce et en Turquie en 1927 et 1928, ainsi qu'en Italie et aux USA. Il expose à New York et Chicago. Il s'installe successivement aux USA et en Suisse. Là il écrit et produit de moins en moins d'oeuvres. En 1932, il participe à l'exposition « Selections » aux côtés de Matisse, Picasso, Dufy, Braque et Derain à la Valentine Gallery (New York). Ses œuvres sont alors politiquement engagée dans le communisme. Il conçoit, en 1933, le décor et les costumes pour le ballet de George Balanchine. La même année, il met au point une toute nouvelle technique de tissage et en conçoit la première tapisserie. En 1934, il expose au Musée Pouchkine à Moscou et l'année suivante il peint en Espagne : Dynamiterosen, œuvre politiquement engagées durant la guerre. Il participe ensuite à Paris à des activités littéraires révolutionnaires, notamment aux côtés de Malraux et Aragon. Sa première tapisserie issue de la manufacture des Gobelins est exposée à Londres en 1936. Son objectif est de redonner son prestige à l'art de la tapisserie, pour cela il utilise son propre vocabulaire, un langage nouveau. Il se détourne de la peinture à l'huile pour la gouache. Le Musée Nationale d'Art Moderne de Paris fait l'acquisition de plusieurs œuvres tissées : Jardin des Coqs et l'Homme aux Coqs. Durant l'occupation nazie il participe aux combats résistants, et dirige les journaux « Liberté » et «  Les Etoiles du Quercy ». Après la guerre, il publie trois livres sur la tapisserie. Il participe à de nombreuses expositions en France et à l'étranger et anime des conférences. Pour le Musée National d'Art Moderne de Paris, il crée une œuvre tissée intitulée : Hommage aux Morts de la Résistance et de la Déportation. En 1959, il est élu membre de l'Académie Royale de Belgique et de l'Académie Nationale des Beaux-Arts du Portugal. En 1960, il conçoit des bijoux, réalisés par Gilbert Albert pour Patek Philippe. Il réalise également de la céramique : des objets mais aussi et la façade de la maison de la radio de Strasbourg. En 1961, il est élu président du Centre International de la Tapisserie Ancienne et Moderne à Lausanne dont il est le co-fondateur. En 1964, il est également élu membre de l'Académie des Beaux-Arts de Paris, et meurt deux ans plus tard à Saint-Paul-de-Vence.

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