Lot 3

Jean-Léon GÉROME (1824-1904)

La fuite en Egypte ( la nuit)

Sur sa toile d’origine
Signé en bas à droite J.L.GEROME
Porte au revers sur le châssis une inscription La fuite en Egypte - Salon de 1897 n° 730
Et une étiquette n° 1353
On ne peut trouver plus de belle évocation de cette version de la Fuite en Egypte que celle du critique d’art, Gaston Schéfer dans Le Salon de 1897,(voir G. Schéfer opus cité supra). « La Fuite en Egypte, de M. Gérôme, est un poétique paysage de nuit; les fugitifs passent dans la brume bleuâtre des soirs d'Egypte.
Le charme est tendre de ce tableau qui évoque le souvenir de ces premiers tableaux d'Orient qui valurent à cet artiste un succès si universel. Les qualités du peintre sont plus visibles dans cette toile que dans celle de l’Entrée de Jésus à Jérusalem, où la restitution historique de la scène paraît avoir préoccupé avant tout l'esprit de l'artiste. De ce côté, son ambition a été remplie ; mais nous prêterons à toute la science du monde un grain de poésie, de cette poésie banale si l'on veut, mais irrésistible, qui émane, la nuit, de la terre vénérable d'où sont sorties toutes les religions.»
Notre tableau fait suite à la participation de Gérôme à une série d’illustrations, toutes en grisaille faites en 1895 et destinées à la photogravure, pour une Bible parfois citée sous le nom de Bible d’Amsterdam (seule une édition en italien est connue).
On perçoit à travers ce travail une préoccupation spirituelle de Gérôme, d’ordinaire anticlérical, peut-être consécutive aux nombreux deuils qui attristèrent son existence dès 1884 et en particulier en 1891 avec la mort de son fils Jean.
Deux versions de La fuite en Egypte furent faites en 1897.
Une version de jour (collection particulière, une esquisse pour ce tableau est conservée au musée de Vesoul), où un ange volant au-dessus de la Vierge, identifie clairement la scène (voir G. M. Ackerman, Jean Léon Gérôme, Tours, 2000, n°440, reproduit), et cette version nocturne choisie par Gérôme pour être présentée au Salon de 1897.
Fidèle à ses représentations de l’Orient, il offre une vision réaliste du désert, figurant la Sainte Famille comme une simple famille de bédouins. Contrairement à la version diurne, nul artifice autre qu’un subtil traitement de la lumière n’est utilisé pour évoquer la présence du Christ. Celle émanant de la pleine lune baignant la scène d’une atmosphère poétique et celle spirituelle venant de l’enfant, se reflétant sur le visage de sa mère. A partir de 1880, l’artiste est sensible à l’influence du mouvement symboliste, et compte parmi ses amis Gustave Moreau qui enseigne depuis 1896 à l’Ecole des Beaux-Arts.

H: 79.0 x L: 139.0 cm

Estimation : 50 000 € - 70 000 €

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  • Comment enchérir ?

Jean-Léon GÉROME (1824-1904)

La fuite en Egypte ( la nuit)

Sur sa toile d’origine
Signé en bas à droite J.L.GEROME
Porte au revers sur le châssis une inscription La fuite en Egypte - Salon de 1897 n° 730
Et une étiquette n° 1353
On ne peut trouver plus de belle évocation de cette version de la Fuite en Egypte que celle du critique d’art, Gaston Schéfer dans Le Salon de 1897,(voir G. Schéfer opus cité supra). « La Fuite en Egypte, de M. Gérôme, est un poétique paysage de nuit; les fugitifs passent dans la brume bleuâtre des soirs d'Egypte.
Le charme est tendre de ce tableau qui évoque le souvenir de ces premiers tableaux d'Orient qui valurent à cet artiste un succès si universel. Les qualités du peintre sont plus visibles dans cette toile que dans celle de l’Entrée de Jésus à Jérusalem, où la restitution historique de la scène paraît avoir préoccupé avant tout l'esprit de l'artiste. De ce côté, son ambition a été remplie ; mais nous prêterons à toute la science du monde un grain de poésie, de cette poésie banale si l'on veut, mais irrésistible, qui émane, la nuit, de la terre vénérable d'où sont sorties toutes les religions.»
Notre tableau fait suite à la participation de Gérôme à une série d’illustrations, toutes en grisaille faites en 1895 et destinées à la photogravure, pour une Bible parfois citée sous le nom de Bible d’Amsterdam (seule une édition en italien est connue).
On perçoit à travers ce travail une préoccupation spirituelle de Gérôme, d’ordinaire anticlérical, peut-être consécutive aux nombreux deuils qui attristèrent son existence dès 1884 et en particulier en 1891 avec la mort de son fils Jean.
Deux versions de La fuite en Egypte furent faites en 1897.
Une version de jour (collection particulière, une esquisse pour ce tableau est conservée au musée de Vesoul), où un ange volant au-dessus de la Vierge, identifie clairement la scène (voir G. M. Ackerman, Jean Léon Gérôme, Tours, 2000, n°440, reproduit), et cette version nocturne choisie par Gérôme pour être présentée au Salon de 1897.
Fidèle à ses représentations de l’Orient, il offre une vision réaliste du désert, figurant la Sainte Famille comme une simple famille de bédouins. Contrairement à la version diurne, nul artifice autre qu’un subtil traitement de la lumière n’est utilisé pour évoquer la présence du Christ. Celle émanant de la pleine lune baignant la scène d’une atmosphère poétique et celle spirituelle venant de l’enfant, se reflétant sur le visage de sa mère. A partir de 1880, l’artiste est sensible à l’influence du mouvement symboliste, et compte parmi ses amis Gustave Moreau qui enseigne depuis 1896 à l’Ecole des Beaux-Arts.

H: 79.0 x L: 139.0 cm

Estimation : 50 000 € - 70 000 €

Expositions / bibliographie :

Exposition :
Salon de 1897, n°730.
Bibliographie :
G. M. Ackerman, Jean Léon Gérôme, Tours, 2000, p. 346, n°439.


GÉROME Jean-Léon (1824-1904)

Peintre et sculpteur français, Jean Léon Gérôme nait à Vesoul en 1824. A l’âge de 17 ans, il se rend à Paris et devient l’élève de Paul Delaroche qu’il suit lors d’un voyage en Italie en 1844-1845. Il expose au Salon en 1847 son « Combat de Coqs » qui lui fait remporter la médaille d’or et connaître une renommée dans le milieu artistique. C’est à ce moment, qu’il devient le chef de file d’un nouveau courant : les néogrecs. Puis, il change de style, ce qui ne l’empêche pas de recevoir une deuxième médaille d’or en 1848.
Jean Léon Gérôme voyage régulièrement en Turquie, sur les bords du Danube ou encore en Egypte. Il revient toujours en France avec des carnets remplis de dessins qui l’inspirent dans sa création. En 1855, il envoie à l’Exposition universelle, quatre tableaux dont « Le siècle d’Auguste et la naissance de Jésus-Christ » qui sera acquis par l’Etat. En 1857, il expose au Salon sept tableaux au genre plus populaire, ce qui fera encore grandir sa réputation. Peu de temps après, Jean Léon Gérôme se laisse inspirer par le courant orientaliste, et notamment les sujets égyptiens et ottomans, pour la réalisation de plusieurs tableaux comme « La Prière » (1866) et « Le Charmeur de serpent » (1880). Il peint aussi des scènes historiques comme « Louis XIV » (1863) et « L’Eminence grise » (1873) dans lesquelles il privilégie la théâtralisation de l’anecdote et le souci du détail.
Jean Léon Gérôme arrive à la sculpture tardivement. Il commence officiellement cette carrière à l’Exposition universelle de 1878 avec une œuvre intitulée « Les Gladiateurs » inspirée de la scène centrale de son tableau « Pollice Verso » (1872). Dès lors, il fera d’incessants allers retours entre son œuvre peinte et son œuvre sculptée, l’une inspirant l’autre et vice versa. Ses sculptures sont aussi caractérisées par la polychromie qu’il obtient en variant les matériaux ou en peignant directement la pierre avec des cires teintées.
En 1864, il devient professeur de peinture à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, nouvellement créée.
Jean Léon Gérôme connaît le succès de son vivant. Il a même son buste dans la cour de l’Institut de France. Néanmoins, à la fin de sa vie, son hostilité marquée pour les impressionnistes qu’il considérait comme le « déshonneur de l’art français » fait décliner sa popularité en France où il devient le symbole de l’académisme.


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